La naissance de la MEP


La GS a eu l'occasion de donner son coeur non seulement à l'Ami Super, aux motos BFG, mais aussi à une voiture de compétition, la MEP X27.
MEP, ce sont les initiales de Maurice Emile Pezous, concessionnaire Citroën à Albi. Son activité de constructeur démarre dès les années 50 avec un coach à moteur traction 11CV. Mais c'est grâce à l'éclosion des formules dites "de promotion" que les automobiles de Maurice Emile Pezous vont trouver leurs lettres de noblesse.

Dans les années 60, constructeurs et pétroliers initient des compétitions qui se veulent des viviers de jeunes talents (en même temps qu'un vecteur de communication très populaire) ce seront les Coupe des Provinces, Coupe Gordini, formule france, formule Ford pour ne citer que les plus célèbres. En 1965, Pezous conçoit dans cette optique une monoplace d'initiation à la course, c'est la MEP X1, ce modèle est propulsé par un modeste moteur d'Ami 6. Devant l'insuffisance de la motorisation (25ch), ce groupe est avantageusement remplacé par le bicylindre des Panhard 24, Citroën venant de reprendre la marque, la boîte de vitesses restant celle de l'Ami. Avec son châssis tubulaire, sa carrosserie en polyester et quatre freins à disques, la X2 pèse 400kg et est donnée pour 190km/h.

Soutenue par Citroën et BP, la voiture est présentée en ouverture des 24 heures du Mans 1966 et Citroën crée la "formule bleue" en 1968. La marque aux double chevrons finance la construction de 20 monoplaces mises à la disposition des automobiles clubs, ce qui permettra à de nombreux pilotes en herbes de se lancer.

A l'apparition de la GS en 1970, Maurice Pezous se lance dans l'adaptation du 1015cm3 sur sa monoplace. Les modifications concernent principalement deux longues tubulures d'admission coiffées de deux carburateurs Weber double corps. Ce sera la MEP X27, présentée en 1971, et dernière de la lignée des formules bleues, la compétition s'arrêtant au mileu des années 70.

Durant ces quelques années, la formule bleue aura permis notamment la découverte nombreux pilotes, notamment Roger Dubos et Alain Couderc qui deviendra après un passage par la F2 un des principaux pilotes de WM-Peugeot au Mans. Aujourd'hui on peut encore apercevoir les formules bleues dans les épreuves de VEC.